25 novembre : Violences faites aux femmes : respecter les capacités à agir des femmes et reconnaître leur expertise

Communiqué de presse de la Confédération pour la Journée Internationale pour l'Elimination des Violences contre les Femmes

26/11/2014

A l’occasion de ce 25 novembre et dans un contexte social délétère, Le Planning Familial réaffirme son engagement aux côtés de toutes celles qui, dans leur quotidien luttent pour que leur dignité soit respectée, pour leurs droits à être femmes et citoyennes du Monde.

En France comme ailleurs, les contextes politiques et économiques sont préjudiciables à l’avancée des droits malgré la lente évolution des sociétés sur l’approche de genre. Les femmes sont, et restent, toujours plus impactées et entravées par les politiques économiques menées et les intégrismes.

Si, Le Planning :

  • http://www.planning-familial.org/sites/all/themes/custom/planningfamilia...); background-position: 0px 3px; background-repeat: no-repeat;">se réjouit de la levée de l’omertà sur les violences faites aux femmes, de leur plus grande visibilité et prise en compte dans les politiques publiques ;
  • http://www.planning-familial.org/sites/all/themes/custom/planningfamilia...); background-position: 0px 3px; background-repeat: no-repeat;">reconnait que mieux évaluer, comprendre et rendre visibles les violences subies quotidiennement en France par les femmes est un réel progrès ;
  • http://www.planning-familial.org/sites/all/themes/custom/planningfamilia...); background-position: 0px 3px; background-repeat: no-repeat;">se félicite que désormais, le lien entre rapport sociaux de sexe et violences faites aux femmes soit explicite et permette de faire évoluer nos sociétés contre toutes les formes de discriminations en reconnaissant à chacun-e son statut de sujet et non d’objet d’une norme sociale ;

Pour autant, la connaissance ainsi produite participe t-elle du respect dû à chaque femme victime de violences ? L'expertise est elle aujourd'hui garante de la prise en compte de chacune et surtout de la reconnaissance de sa capacité à agir bien que victime ?

Le Planning Familial, par sa pratique, s’interroge sur le recul de la parole donnée aux femmes au regard des discours es-qualité. Qui mieux qu'elles mêmes peuvent, car seules expertes de leur vie, décider de leur devenir, de ce qui leur fait sens pour elles et de l'espace de liberté qu'elles s’approprieront ?

Nul ne peut décider à la place d’une personne qu’elle est victime, qu’à ce titre elle vit telle ou telle chose et qu’en tant que victime, elle ne peut déroger à un parcours convenu qui la sauverait de sa propre ignorance ! Cela ne participe pas des luttes du Planning Familial, de ses objectifs et de ses valeurs ni de ce que les femmes lui ont appris d’elles-mêmes.

Qui peut penser qu’ayant compris les processus à l’oeuvre, évalué les impacts de ces violences sur la vie des femmes, compris leurs blessures profondes et invisibles, elles n’auraient plus rien à nous apprendre ? L’éternelle opposition entre paroles expertes et ignorantes !

Les dogmes rassurent. Même élaborés à l’aulne des meilleures intentions, ils restent une entrave à la réflexion collective et partagée avec les femmes victimes de violences et nul ne peut parler en leur nom.

Le Planning Familial a confiance en la capacité des femmes à changer le monde, à sortir des violences qui leur sont faites, en s'appuyant sur la force collective pour que, malgré cet insoutenable traitement de la moitié de la population, les femmes soient enfin les égales des hommes.

Parce que rien ne peut ou ne doit justifier ces violences, elles doivent cesser pour toutes les femmes du Monde.

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